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Le Cadeau de Noël de Bobby

Une histoire gratuite de Serena Yates 
Copyright © 2010 et 2013 Serena Yates

Traduction de l’anglais : Bénédicte Girault

Relecture et corrections : Valérie Dubar


Publié par :
Diversity Novels
P.O. Box 145
CH33 9DA
Royaume-Uni
http://www.diversitynovels.com/


Il s'agit d'une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les situations sont soit le produit de l'imagination de l’auteur ou sont utilisés fictivement, et toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux, des événements ou lieux est purement fortuite.


Couverture : Allison Cassatta
Couverture et logo copyright © 2013 Diversity Novels


Tous droits réservés. Ce livre est autorisé pour l'acheteur d'origine. La reproduction ou la distribution par n’importe quel moyen est illégale et constitue une violation des droits d'auteur internationaux, et peut déclencher des poursuites pénales et en cas de culpabilité, des amendes et / ou de l’emprisonnement. Cet e-Book ne peut pas être légalement prêté ou donné aux autres. Aucune partie de cet e-book ne peut être partagée ou reproduite sans l'autorisation expresse de l'éditeur. Pour demander l'autorisation et pour toutes autres demandes de renseignements, veuillez communiquer avec Diversity Novels à : P.O. Box 145, CH33 9DA, Royaume-Uni.

L'auteur et l'illustrateur ont fait valoir leurs droits respectifs en vertu des droits d'auteur
Designs and Patents Acts 1988 (tel que modifié) pour être identifiés respectivement comme l'auteur de ce livre et l’illustrateur de l'œuvre.

Première publication en 2010
Cette deuxième édition a été publiée au Royaume-Uni © 2013
Janvier 2013
E-book Édition
 

 

CHAPITRE 1

 

 

            — Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?

            Greg regarda le morceau de papier en vélin qu’il avait retiré de la luxueuse enveloppe.

            Une enveloppe qui était mystérieusement apparue juste à côté de sa cheminée. Durant la nuit. Il était absolument certain qu’elle n’était pas là lorsqu’il était monté à l’étage pour se coucher, la nuit dernière. Mais ce matin, elle était là, se moquant tranquillement de lui, attendant qu’il l’ouvre. Comme si elle lui avait été livrée par la cheminée.

            « Ridicule ! ».

Mais après avoir regardé par-dessus son épaule, sous la table et derrière les rideaux, il n’avait trouvé aucun indice révélateur sur les origines de l’enveloppe. Son nom était écrit dessus, en caractères gras et en lettres capitales. Maintenant qu’il l’avait ouverte, il était clair qu’elle ne lui était pas adressée, si ? Que faisait-elle dans son salon ?

Il baissa les yeux sur ses mains, l’une tenant la photo qui s’était échappée et l’autre la courte lettre.

Son regard revenait sans cesse sur l’image. Il ne pouvait pas s’en empêcher et il la regardait avec fascination. Elle montrait un homme nu. Il avait l’air très jeune, mais son corps était définitivement celui d’un homme adulte. Sa peau était légèrement rose et il était accroupi, dans une position inconfortable dans une cage métallique qui semblait juste assez grande pour qu’il puisse se mettre sur ses mains et ses genoux. Des pieux en bois étaient coincés dans les ouvertures carrées, l’immobilisant complètement. Il était nu, mais portait une cagoule en caoutchouc qui entourait sa tête, cachant son visage. Des sangles de cuir étaient enroulées autour de son torse et de son ventre, attachées à une plus longue dans son dos.

La lettre n’était pas plus utile pour élucider ce mystère. Il la relut de nouveau, juste pour être certain.

            Cher Père Noël,

Au lieu de demander quelque chose pour moi cette année, j’ai vu ce garçon piégé, accroupi et nu dans une cage et j’ai pensé qu’il pourrait avoir besoin de quelque chose que vous plus que moi pourriez faire. Voulez-vous vous assurer qu’il passera de bonnes vacances pour moi ?

Merci !

Adara

 

            Qui était Adara ? Elle était manifestement inquiète pour le bien-être de l’homme. Greg sympathisa. Le maintien d’un être humain dans de telles conditions était inacceptable. Certaines personnes pouvaient apprécier ce genre de traitement mais, il n’avait aucun moyen de dire d’après l’image si cet homme était l’un d’entre eux. Cependant la lettre d’Adara semblait confirmer que ce n’était pas une situation consensuelle.

            Elle était adressée au Père Noël cependant, alors comment se faisait-il que ce soit lui qui l’ait reçue ? Il était juste un artiste, qui faisait des sculptures dans différents types de matériaux, ayant un faible pour les mystères, les choses douces et qui regardait occasionnellement du porno gay sur internet. Mais il n’avait jamais apprécié les sites sur le BDSM hard core et ça, cette… situation… dans laquelle l’homme se trouvait, mit Greg en colère. Qui pouvait faire quelque chose comme ça à un autre être humain ?

            Eh bien, cela ne devrait tout simplement pas exister. Noël n’était que dans dix jours, et cette personne, cette Adara avait raison, l’homme avait besoin d’aide. Greg n’était peut-être pas le Père Noël – il grogna à cette idée – mais on lui avait demandé de l’aide, d’une manière très détournée certes, mais il allait devoir trouver une solution.

            Il releva les yeux, regardant dans le vide, réfléchissant à ce qu’il devait faire. Ignorer la photo et le cri d'appel à l'aide muet qui lui était parvenu à travers la lettre d’Adara n’était pas une option. Il avait besoin de trouver où l’homme était détenu, de s’assurer qu’il allait bien et de le faire sortir de là si ce n’était pas le cas. Ce n’était pas quelque chose qu’il pouvait faire seul, mais il connaissait justement la personne à qui demander de l’aide.

 

***

           

            Une heure plus tard, après avoir pris une douche et prit son petit déjeuner, Greg entra dans le poste de police local.

            — Est-ce que le Détective Henderson est là ? demanda Greg en souriant à la réceptionniste.

Elle portait un autre de ses chandails de Noël aux couleurs criardes. Celui-ci était d’un vert lumineux et avait un renne d'un rouge abominable sur le devant. Ses yeux semblaient suivre Greg comme il s’approchait de la réception.

            — Il doit l’être certainement, répondit-elle en souriant. Asseyez-vous, je vais lui faire savoir que vous êtes ici. Il devrait venir vous voir sous peu.

            — Merci.

            Putain de protocole de sécurité. Il aurait simplement pu entrer et voir son vieil ami, Paul. Mais ce n’était plus autorisé.

            Il s’assit sur l’une des chaises de la zone d’attente.

 

***

            — Greg !

            La voix tonitruante de Paul le tira de sa rêverie quelques minutes plus tard.

            — C’est bon de te revoir.

            — Salut, Paul.

            Greg se leva, traversa le portique après avoir vidé ses poches et serra la main de Paul, puis il reprit ses clefs, son portefeuille et les pièces de monnaie et les remis à leur place.

            — Que puis-je faire pour toi ?

            Paul indiqua la direction de son bureau, après être passé prendre une tasse de café à la petite cuisine, avant de s’asseoir.

            — Tu ne viens pratiquement plus jamais au bureau, donc je suppose que tu as besoin d’une aide quelconque ?

            Greg hocha la tête, sirotant sa tasse de café pour gagner du temps. Maintenant qu’il était là, face à son ami à l’esprit tout à fait rationnel, il n’avait aucune idée de la manière de lui parler de la lettre mystérieuse. L’homme allait probablement se payer sa tête.

            — Allez, crache le morceau.

            Paul sourit en se penchant en arrière sur sa chaise qui grinça.

            — Je peux voir qu’il y a quelque chose qui te dérange vraiment.

            — Tu as raison. J’ai un vrai problème sur les bras.

            Greg soupira en reposant sa tasse en plastique désormais vide. Merde, sa langue lui faisait mal. Il n’aurait pas dû avaler le café brûlant aussi rapidement.

            — Tu n’as pas de problème avec la loi, n’est-ce pas ? demanda Paul en fronçant les sourcils, une partie de son attitude détendue se transformant en tension.

            — Non !

            Dieu seul savait qu’il en avait eu plus que sa part lorsqu’il était plus jeune.

            — Non, mais je pense que quelqu’un d’autre a besoin de mon aide, mais je ne sais pas comment le retrouver. Il a l’air d’avoir de gros problèmes et je ne sais pas…

            — Waouh, ralentis, mec.

            Paul leva sa main comme s’il essayait de ralentir le déferlement des mots.

            — Pourquoi ne commencerais-tu pas par le début ?

            Greg prit une profonde inspiration et raconta tout à son ami. Les yeux de Paul s’écarquillaient de seconde en seconde. Lorsque Greg sortit l’enveloppe et lui montra la photo et la lettre, Paul siffla entre ses dents.

            — Mec, tu as raison. Cet homme n’a pas du tout l’air d’en profiter, ni de s’amuser.

            Paul étrécit les yeux, regardant la photo de plus près avant de retourner son regard vers son ami.

            — Tu sais ce qui est bizarre ?

            — En dehors de toute cette situation ?

            Greg était sur des charbons ardents. Il voulait y aller, voler au secours de l’homme. Plus Greg y pensait, plus sa vulnérabilité le touchait.

            — Ouais, eh bien, ne cherche pas autant. Si tu n’étais pas un si bon ami, je penserais que tu essaies de me faire une blague.

            Paul retourna la photo afin qu’ils puissent la regarder tous les deux ensemble.

            — Non, ce que je trouve bizarre c’est que la cage n’est pas fixée au sol.

            — Hein ?

            Greg regarda de nouveau l’image.

            — Merde ! Tu as raison ! Je n’avais même pas remarqué.

            Paul sourit.

            — Oh ! Arrête… dit Greg en rougissant.

            Paul était un bon ami, hétéro et marié certes, mais il n’avait jamais eu de problème avec la sexualité de Greg. Au lieu de cela, il avait demandé à Greg des informations au sujet de son attirance pour les hommes, lui expliquant toutes les possibilités, affirmant même qu’il voulait l’aider à trouver la personne qui lui conviendrait. Ouais… Comme si cela allait lui arriver !

            — Bon, maintenant que nous avons établi le fait que tu te sentes attiré par les gars, je suppose que tu veux que je t’aide à le retrouver ?

            Paul attendit le feu vert de Greg, puis fronça les sourcils.

            — Il n’y avait rien d’autre dans l’enveloppe ?

            Greg secoua la tête. Comment pourraient-ils trouver où l’homme était retenu prisonnier ? Même s’il n’était pas détenu – ce qui était un grand peut-être – son impression qu’il se passait quelque chose de bizarre n’avait pas disparue. Pourquoi aurait-il reçu la lettre si l’homme n’avait pas besoin d’aide ?

            — Cela n’a pas de sens de rendre cette situation aussi difficile.

            Paul se gratta la tête.

            — Peu importe celui qui t’a envoyé cette lettre, il voulait clairement que cet homme sorte de cette cage.

            Greg hocha la tête. Mais comment pourraient-ils le retrouver ? Hartford n’était pas une grande ville, mais tout de même suffisamment grande pour que le fait de trouver un homme enfermé dans une cage soit un défi.

            Paul se pencha de nouveau en arrière sur sa chaise, jouant avec la photo entre ses doigts, la tournant et la retournant dans tous les sens, la regardant sous des angles différents.

            — Attends ! N’y a-t-il pas quelque chose d’écrit sur son dos ?

CHAPITRE 2

 

 

            Bobby avait très froid et ses dents auraient claquées s’il n’y avait pas ce bâillon-boule qui empêchait sa mâchoire de bouger. Dieu merci, ses bourreaux avaient au moins enlevé la putain de cagoule une fois qu’ils l’avaient remis dans sa cage « permanente ». Non pas qu’il veuille voir quoi que ce soit de cet endroit, il avait les yeux bien ouverts quant à la dure réalité de sa situation, mais c’était agréable d’avoir l’option.

            Il était couché de côté sur le sol dur, essayant d’exposer le moins de peau possible à la surface froide qui aspirait la chaleur de son corps avec une implacable détermination. Il avait des menottes qui coupaient sa peau et ses pieds étaient liés au niveau des chevilles et des genoux. Il était immobilisé. Il ne pouvait aller nulle part, même sans ces restrictions supplémentaires. Sa nouvelle maison, l’absurde petite cage dans le coin humide d’un sous-sol était verrouillée.

            « Merde! ».

            Pourquoi avait-il répondu à cette stupide annonce ? Son collègue serveur, Damon, l’avait fait se sentir lâche de ne pas vouloir participer à la soirée BDSM sur le thème de Noël que les sinistres amis motards de Damon avaient organisée. Bobby n’avait aucune idée de ce que Damon aimait dans le fait d’être ligoté, fouetté et probablement pire encore. Mais quand il l’avait mis au défi d’essayer, disant qu’il ne savait pas ce qu’il manquait et ne serait pas capable de le juger jusqu’à ce qu’il essaie lui-même, Bobby avait accepté de faire une scène dans le club que Damon et ses amis fréquentaient.

            Il savait qu’il n’en aurait pas fini d’en entendre parler, s’il ne cédait pas à la pression de Damon. Réalisant que l’homme pouvait rendre les choses très désagréables pour lui, au travail s’il n’était pas de son côté, il avait pensé qu’il serait tout de même en sécurité car il y aurait d’autres personnes autour de lui et que risquait-il réellement en présence d’un public ?

            Mon Dieu, qu’il avait été naïf.

            Ils l’avaient ligoté, bâillonné et lui avait mis une cagoule. Un court trajet en voiture plus tard, il avait été sorti et emmené dans une salle relativement bien chauffée. Ses vêtements lui avaient été retirés, certains objets en cuir avec des sangles avaient été posés sur son corps. Il avait essayé de se débattre, mais ils l’avaient frappé à la tête, lui disant qu’il devait profiter de ce qui lui arrivait. La douleur avait fini par le convaincre qu’il ferait mieux de faire ce qu’on lui disait pour l’instant. On l’avait fait ramper dans ce qu’il avait deviné être une cage. Ils l’avaient attaché à ce qui ressemblaient à des pieux en bois afin qu’il se tienne accroupi dans une position désagréable et dans laquelle il se sentait mal à l’aise.

            Le bruit de déclics d’appareils prenant des photos de lui l’avait fait rougir de partout. Après des minutes interminables à s’imaginer ses photos de nus postées sur internet, on lui avait dit qu’il y avait quelque chose de plus « fun » de prévu pour lui pour le lendemain. Le fait qu’ils lui aient laissé le plug n’était pas vraiment de bon augure, du moins pour ce qui le concernait.

            Ils avaient fini par le libérer de sa cage, lui avaient fait descendre des escaliers, l’immobilisant pratiquement avant de le pousser dans cette cage « permanente ». Lorsqu’ils avaient retiré la cagoule, Bobby avait cligné des yeux, même avec le faible éclairage des lampes de poche qu’ils utilisaient. Damon n’était visible nulle part.

            Il n’y avait absolument rien qu’il puisse faire. Le désespoir le plus profond n’était pas loin de l’envahir, mais il ne voulait pas le laisser l’atteindre. Ils ne pouvaient pas le garder éternellement, n’est-ce pas ? Il avait dû finir par s’endormir, parce que le premier bruit qu’il entendit à son réveil fut le raclement de la porte lorsqu’elle s’ouvrit, suivi de pieds bottés descendant les marches.

            — Hey, attends une minute, Greg. Tu ne peux pas aller là-dedans tout seul.

            La voix semblait en colère.

            — Nous devons sécuriser la zone en premier.

            — J’emmerde la sécurisation de la zone. Il fait noir comme dans un four ici. Pourquoi l’un de ces idiots voudrait-il se cacher ici au lieu de s’enivrer avec le reste de ses copains ? D’ailleurs, je sais juste qu’il y a un homme en bas, et d’après ce que l’un des crétins nous a dit, il ne doit pas passer un très bon moment.

            La seconde voix, celle de Greg, était plus profonde que la première et semblait  beaucoup plus proche.

            — Nous ne pouvons pas le laisser là, quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve une minute de plus.

            « Oui ! ». Bobby aurait pu crier son accord si la foutue boule-bâillon n’était pas en place.

            Il ouvrit les yeux dans l’éclat de lumière ténue que diffusait une petite lucarne crasseuse au niveau du plafond, au-dessus de lui. Le faisceau lumineux d’une lampe de poche venait de l’escalier, la paire de pieds bottés se transforma en jean – recouvrant des jambes puissantes – des hanches minces et une large poitrine alors que l’homme appelé Greg finissait de descendre les marches. Faisant un arc de cercle avec sa lampe de poche, il resta où il était pendant quelques minutes.

            — Merde ! Il fait sombre et froid ici !

            Greg frissonna visiblement.

            — Et ça pue !

            Le faisceau de lumière effleura le bord de la cage de Bobby.

            — Putain ! Il y a une autre cage ici, Paul.

            Greg déplaça la lampe de poche afin qu’elle illumine les jambes de Bobby, puis son torse, remontant vers son visage.

            — Attends, je descends avec toi.

            Paul se précipita dans l’escalier.

            Bobby ferma les yeux, pensant qu’il allait mourir de honte. Il était nu et sale, ligoté comme un animal. Et Greg avait l’air si beau. Grand, large d’épaules avec un robuste et beau visage, il avait des cheveux blonds hérissés et des yeux qui semblaient bruns. Il était l’incarnation même de l’homme des rêves de Bobby.

            S’ils s’étaient rencontrés dans des circonstances différentes, il aurait pu espérer qu’un jour... Il secoua la tête. Cela n’avait pas vraiment d’importance, tant qu’ils le faisaient sortir d’ici. Qui que soient ces hommes, ils ne semblaient pas faire partie de ce jeu cruel que Damon et ses amis semblaient avoir mis en place pour lui. Gardant les yeux fermement clos, Bobby retint son souffle, attendant de savoir ce que les deux nouveaux arrivants allaient faire.

            — On dirait que c’est lui.

            Greg commença à s’avancer vers la cage.

            — J’ai les clefs, dit Paul en s’approchant également. Au moins, ils me les ont données avant que la voiture de patrouille ne les emmène loin d’ici.

            « Voiture de patrouille ? Putain, ce sont des flics? Dans quel merdier je vais me retrouver ? ».

            — Hey, êtes-vous réveillé ?

            La voix de Greg était tout près de son visage.

            Bobby hocha la tête, refusant toujours d’ouvrir ses yeux pour regarder le bel homme en face de lui.

            — D’accord, tenez bon. Nous allons vous sortir d’ici aussi vite que nous le pouvons.

            Le bruit des pas de Greg s’éloignèrent vers l’escalier.

            — Nous avons besoin d’une couverture ici, s’il vous plaît !

            — Bien sûr, attendez !

            Les clefs secouèrent la porte de la cage et les trois cadenas de taille industrielle furent ouverts et la porte grinça en basculant vers l’arrière. Un doux bruit retentit provint près de l’escalier, c’était probablement la couverture qui venait d’être lancée.

            — Merci.

            Greg revint vers la cage.

            — Nous avons besoin de vous faire sortir de cette foutue cage et vous tirer n’est pas vraiment une option car cela vous blesserait davantage. Pouvez-vous essayer de bouger, s’il vous plaît ?

            Bobby ne pensait pas pouvoir le faire. Mais si un peu de peau arrachée était tout ce qu’il y gagnerait, il pensait pouvoir vivre avec ça. L’inquiétude manifeste de Greg lui réchauffa le cœur, cependant. Il essaya de bouger, mais ses muscles étaient raides et hurlèrent en signe de protestation. Il gémit.

            — Ça ne marche pas.

            Greg fit le tour de l’autre côté de la cage.

            — Je pense que nous devrions essayer de glisser la couverture sous lui, puis de le tirer.

            — Ça me semble un bon plan.

            Paul s’éloigna de l’endroit où il se tenait – à ses pieds – pour ouvrir la porte en grand.

            Il y eut soudain plus de bruit et d’expirations irritées alors qu’ils plaçaient sans doute la couverture comme ils en avaient besoin. Une main chaude toucha ses pieds et les souleva, la couverture douce recouvrant ses mollets, alors que les hommes le tiraient vers l'avant. C’était un travail lent, qui lui fit mal par endroits, mais Greg et Paul faisaient attention en soulevant son corps, le recouvrant lentement de la chaude couverture qui remplaça le froid du sol sous lui.

            Lorsqu’ils eurent finis de le préparer et commencèrent à tirer, des larmes de soulagement et de joie s’échappèrent de ses yeux toujours fermés. Un homme enleva le bâillon, l’autre déverrouilla ses poignets et coupa la corde entre ses genoux et ses chevilles. Il étendit précautionneusement ses jambes et bougea ses bras, et bien que la douleur soit forte, elle était tout à fait supportable.

            Quelqu’un recouvrit sa nudité en posant la couverture sur lui. Dieu qu’il se sentait bien ! Il avait déjà plus chaud.

            — Bon, continuez à faire de petits mouvements, cela va aider la circulation sanguine. Est-ce que vous m’autorisez à vous toucher afin de me permettre de vous réchauffer ? demanda Greg qui semblait hésitant.

            Ouais, eh bien, Bobby se sentait sale. Il n’était pas sûr de vouloir même se toucher lui-même, arrivé à ce point. Mais les mains de l’homme avaient été si agréable sur sa peau auparavant, comment pouvait-il résister ?

            Il hocha la tête.

            — Oui, s’il vous plaît.

            Sa voix était irritée, sa bouche terriblement sèche.

            — Pouvez-vous ouvrir vos yeux pour moi ?

            Les grandes mains chaudes de Greg commencèrent à frotter son bras, puis son dos, à travers la couverture.

            Une deuxième série de mains se posa sur ses cuisses. Ce devait être Paul qui se joignait à l’effort. Il était toujours sur le côté et appréciait d’être touché et frictionné pendant un moment, avant de revenir à la réalité. Il ouvrit lentement les yeux, recherchant automatiquement le visage de Greg, découvrant l’homme à genoux devant lui.

            — Vous voilà !

            Le sourire de Greg montra ses dents blanches et tout son beau visage sembla s’illuminer.

            — Je suis tellement content que nous vous ayons enfin trouvé.

            « Ouais, moi aussi ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE 3

 

 

            Greg regarda le jeune homme, non, c'était véritablement un homme maintenant qu’il y regardait de plus près. Ses yeux étaient du vert le plus profond que Greg n’avait jamais vu, ses cheveux étaient d’une teinte brun chocolat, un véritable désordre ébouriffé et son visage était celui d’un ange : pommettes saillantes, un nez droit et un menton fort, qui attendait simplement d’être sculpté.

            — Je suis Greg, dit-il en souriant. Je parie que vous le savez déjà. Quel est votre prénom ?

            — Bobby.

            — Salut, Bobby.

            Greg approfondit son sourire.

            Il se sentit étourdi lorsque Bobby lui sourit en retour. C’était l’un des sourires les plus hésitants qu’il ait jamais vu, mais les fossettes qui apparurent rendirent l’homme encore plus attirant.

            — Nous allons vous sortir de là. Est-ce que ça va ?

            Greg voulait juste éloigner Bobby de cet endroit déprimant, mais pensa qu’il serait préférable de lui laisser l’impression qu’il avait retrouvé un certain contrôle  sur sa vie.

            — S’il vous plaît, dit Bobby en hochant la tête. J’ai besoin de prendre une douche.

            Gregg acquiesça et glissa un bras sous les épaules de Bobby, puis sous ses genoux. Il ne voulait rien de plus que l’emmener chez lui, peut-être plaisanter un peu avec lui pour lui faire oublier son épreuve. Mais Bobby aurait certainement du mal à faire confiance à qui que ce soit pour le moment. Bordel, il avait peut-être même un partenaire qui l’attendait quelque part, à l’endroit où il vivait.

            Il s’avéra qu’il n’avait personne et que Bobby ne voulait pas rentrer chez lui tout seul. Paul avait pris sa déposition alors que Greg tenait encore un Bobby frissonnant et grelottant entre ses bras, toujours fermement enveloppé dans la couverture. Il avait demandé à Greg de le tenir avant de commencer à avaler avidement l’eau qui lui avait été proposée par l’un des autres officiers. Greg avait été trop heureux d’accepter sa demande.

            Bobby semblait à sa place entre ses bras.

            « Oh, merde, mes pensées prenaient un mauvais chemin ».

            — Alors, vous pensez que Damon Middleton est le gars qui a orchestré tout cela ? demanda Paul en fronçant les sourcils tandis qu’il continuait à prendre des notes.

            — Je n’en suis pas tout à fait sûr.

            Bobby essaya de se rapprocher encore de Greg qui se délecta du sentiment de lui apporter la protection physique dont il avait besoin.

            — Je veux dire, ce n’est pas chez lui, et je ne sais pas à jusqu’à quel point il était au courant de tout ce qu’ils avaient planifiés. Je n’ai jamais revu ni entendu Damon après le club. Mais il est certainement responsable de m’avoir amené ici, je souhaite juste n’être jamais tombé dans son piège.

            — Vous ne pouviez pas savoir ce qu’il avait prévu.

            Greg était tellement en colère contre Damon, qu’il lui était difficile de ne pas se crisper. Mais il réussit, parce qu’il ne voulait pas que Bobby pense qu’il était énervé après lui.

            — Non, mais quand même. Je me sens complètement stupide.

            Bobby tourna la tête et l’enfouit contre le torse de Greg.

            — C’était un truc vraiment pas sympa à faire de la part de Damon.

            Greg souleva sa main et caressa la tête de Bobby.

            — Oui, c’est vrai.

            Paul hocha la tête alors qu’il refermait son portable.

            — Nous allons envoyer quelqu’un le chercher. Voulez-vous porter plainte ?

            Bobby hésita.

            — Je dois travailler avec lui.

            Greg renifla.

            — Mais, je dois le faire.

            Bobby releva les yeux, des larmes menaçant de déborder.

— C’est déjà assez difficile de garder mon emploi, avec le restaurant qui perd des clients à cause de la récession. Si Damon…

— Écoutez, je ne sais pas ce qu’il va se passer une fois que nous l’aurons arrêté, dit Paul en fronçant les sourcils. Mais je peux vous assurer que si portez plainte, il sera arrêté. Cela ne devrait pas lui permettre de garder son travail, n’est-ce pas ?

Bobby releva la tête.

— Non, je suppose que non.

Bobby s’essuya les yeux et sourit.

— D’accord, je vais porter plainte.

— Bien.

Paul hocha la tête et se releva.

— Avez-vous un endroit où vous voulez que nous vous déposions ?

Greg retint son souffle. Il ne voulait même pas penser à Bobby, seul dans son appartement. Il n’habitait pas dans un quartier très sûr de la ville et Damon pourrait avoir des « amis » à envoyer après lui pour se venger.

— Je ne sais pas, répondit Bobby en commençant à trembler de nouveau.

— Vous ne voulez pas rentrer chez vous ? demanda Paul en relevant les sourcils.

— Pas vraiment.

La voix de Bobby était si basse, que Greg dût tourner la tête pour l’entendre.

— Et si Damon s’en prenait à moi ?

— Exactement ce que j’étais en train de penser.

Greg hocha la tête et resserra ses bras autour de Bobby.

— Si vous le souhaitez, vous pouvez toujours venir à la maison, avec moi. Rester quelques jours jusqu’à ce que nous sachions ce qui va se passer avec Damon.

— Vraiment ?

Bobby releva son visage et regarda Greg.

— Bien sûr.

Greg vit Paul sourire, du coin de l’œil et décida d’ignorer son ami aussi longtemps que possible.

Il se concentra sur Bobby et sur l’excitation qu’il ressentait à l’idée que le jeune homme soit chez lui. Seigneur, il le désirait tellement.

— J’aimerais bien. Beaucoup.

Le sourire de Bobby était radieux. Puis il se retourna vers Paul.

— J’ai le droit d’aller avec lui, n’est-ce pas ?

— Tant que nous savons où vous trouver, c’est parfait pour moi.

Paul hocha la tête, reprenant un air plus professionnel.

Après un petit détour à l’appartement de Bobby pour qu’il puisse prendre une douche et préparer quelques vêtements et autres nécessités, ils arrivèrent rapidement à la maison de Greg. Bobby portait un jean serré et un chandail bien chaud qui le rendait très attirant. Il faisait une tête de moins que le mètre quatre-vingt-sept de Greg, mais il était bien proportionné avec un joli petit cul que Greg aimerait pouvoir explorer en détail… Dès que possible… Si ce n’était avant… Il avait eu énormément de mal à garder ses mains pour lui dans la voiture. Lorsque Bobby glissa sa petite main dans la sienne une fois qu’ils furent entrés dans sa maison, Greg eut vraiment l’impression de rentrer chez lui.

Déposant le manteau que Bobby avait apporté avec lui dans la chambre d’amis, Greg lui fit faire le tour de la maison. Une fois de retour dans le salon, la cheminée fut dûment admirée, et ils secouèrent tous les deux la tête devant la mystérieuse lettre qui était apparue ici.

— Peut-être existe-t-il vraiment un Père Noël ?

Les yeux de Bobby scintillaient.

— Après ce qui s’est passé ce matin et votre sauvetage miraculeux, je ne peux plus nier la possibilité.

Greg sourit et lâcha la main de Bobby pour qu’il puisse allumer un feu.

— Je veux juste m’assurer qu’il fasse bon et chaud.

Bobby hocha la tête et le regarda attentivement. Il rougit lorsque son estomac se mit à gronder juste au moment où Greg se retournait.

— Faim ? demanda-t-il en souriant.

— Un peu. Ils ne m’ont rien donné à manger depuis la nuit dernière.

Bobby regarda le sol.

— Bâtards !

Greg se releva et prit un Bobby très bien disposé dans ses bras.

— Je ne peux pas croire ce qu’ils t’ont fait. Mais c’est fini maintenant, et tu es en sécurité ici.

— Je me sens en sécurité avec toi.

Les bras de Bobby vinrent se poser sur la taille de Greg.

— Bien.

Il voulait prendre du recul pour laisser un peu d’espace au jeune homme.

Bobby ne voulut pas le libérer et, au contraire, resserra son emprise.

— Bobby ? murmura Greg.

— Je veux t’embrasser.

Le jeune homme le regarda, ses grands yeux verts brillants dans la lumière du feu.

— J’en ai eu envie depuis que tu as descendu l’escalier.

— Est-ce parce que tu es reconnaissant ?

Il ne pourrait pas le supporter. Il attendait tellement plus de Bobby.

— Non ! S’exclama-t-il, horrifié. Enfin, pas parce que je suis reconnaissant, bien que ce soit le cas, mais j’aurais voulu t’embrasser, même si je t’avais rencontré dans des circonstances différentes.

« Dieu ! J’espère que c’est vrai ».

Bobby se rapprocha et inclina la tête. Greg sourit et se pencha pour effleurer les lèvres pleines qui lui étaient offertes. Revenant pour plus, il resta un peu plus longtemps cette fois, attendant de voir ce que Bobby allait faire. Les mains du jeune homme se levèrent et encerclèrent son cou alors qu’il s’approchait assez pour qu’ils se touchent de la poitrine à l’aine. Bobby était déjà pratiquement en érection et cela fit grossir la verge de Greg à pleine vitesse.

« Merde et ses douces lèvres sont sur les siennes ? ».

Il prit une profonde inspiration, sentant l’odeur fraîche de Bobby après qu’il ait pris sa douche ainsi qu’un léger soupçon d’eau de Cologne épicée. Il avait manifestement pensé à en mettre quelques gouttes après qu’il se soit nettoyé. La langue chaude de Bobby sortit et lécha la sienne, agissant beaucoup trop rapidement du goût de Greg. Il resserra son étreinte et ouvrit la bouche, laissant sa langue attendre et agir dès que Bobby revint pour jouer. Leurs langues s’enlacèrent et se défièrent comme ça pendant quelques minutes puis Greg ne pût en supporter plus.

Il glissa une main sur le dos de Bobby, la remontant vers sa tête pour la maintenir et obtenir un véritable baiser. Greg s’ouvrit et poussa un soupir, combattant le muscle de Bobby, introduisant soudain sa langue pour une exploration très approfondie de la caverne chaude.  Le jeune homme répondit en caressant lentement sa langue, avec de petites touches ludiques tout en frottant le bas de son corps contre celui de Greg jusqu’à ce qu’ils soient tous deux à bout de souffle avec leur excitation.

« Bon sang, Bobby est un véritable petit tigre, complètement déchaîné ».

Greg recula pour regarder son futur amant dans les yeux. Il voulait être sûr que c’était bien ce qu’ils voulaient tous les deux.

Les pupilles de Bobby étaient déjà complètement dilatées et son souffle était haletant.

— Nu ? demanda Bobby en réussissant l’exploit d’avoir l’air plein d’espoir et sexy en même temps.

— Si tu es sûr…

Greg sourit lorsque Bobby hocha vigoureusement la tête.

— Laisse-moi juste aller chercher quelques trucs.

Bobby recula enfin, mais commença immédiatement à retirer son chandail. Il révéla un torse légèrement velu avec de petits mamelons roses. Ses abdominaux étaient plats et la bosse dans son jean était clairement définie. Greg voulait se mettre à genoux pour en obtenir un avant-goût.

— Trucs ? rappela Bobby en retirant ses chaussures.

— Très excité ?

Greg sourit. Il était incroyablement émerveillé de savoir que Bobby le désirait autant que lui.

Le jeune homme secoua la tête et continua à se déshabiller.

— Je sais juste ce que je veux.

« Ouais, comme ça nous sommes deux ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE 4

 

 

Bobby faillit rire devant l’expression déchirée sur le visage de Greg. C’était encourageant de voir combien l’autre homme appréciait son corps au fur et à mesure qu’il le révélait. Mais bon sang, il voulait vraiment qu’il aille chercher tous ses trucs. Il avait besoin d’éloigner les horreurs de la nuit dernière, et quoi de mieux que passer un peu de temps près de l’homme de ses rêves secrets. Peu importe combien de temps il serait autorisé à rester avec Greg, ce serait beaucoup trop court de toute façon.

Greg reprit enfin ses esprits et se précipita dans l’escalier, revenant en bas en un temps record

Bobby avait utilisé ce temps pour étaler quelques couvertures sur le tapis devant la cheminée.

— Joli.

Greg sourit et commença à retirer ses vêtements, les déposants sur le tas que le jeune homme avait commencé.

L’homme était absolument magnifique. Le torse et les épaules larges semblaient juste attendre d’être léchés. Ses mamelons bruns foncés étaient déjà dressés, tout comme sa queue de belle taille.

Elle fuyait et quelques perles mendiaient son attention. Bobby ne perdit pas de temps et se laissa tomber à genoux, donnant un rapide coup de langue avant de la prendre en main et de partir dans une exploration plus détaillée du membre.

— Mec, ça fait du bien.

La voix de Greg était encore plus grave qu’à la normale.

Bobby lécha le contour de la tête évasée pour s’assurer qu’il passait quelques secondes sur le point sensible qu’il avait repéré juste sous le gland. La saveur légèrement salée explosa sur sa langue lorsqu’il referma finalement ses lèvres autour de la pointe et commença à sucer la tige raide dans sa bouche. Il ne pouvait pas la prendre entièrement, alors il referma ses doigts sur le reste et commença à la faire glisser dans et hors de sa bouche. Greg agrippa ses cheveux et les tordit alors qu’il rendait l’homme complètement sauvage.

C’était meilleur que cela ne l’avait jamais été auparavant. Bobby était sûr que ça avait quelque chose à voir avec le fait que, pour la première fois de sa vie, il ressentait quelque chose pour l’homme en plus d’un pur désir. Il fit descendre une main et commença à caresser ses testicules.

— Assez.

Greg se tira vers l’arrière, les yeux vitreux alors qu’il fixait Bobby.

— Tu vas me faire jouir si tu ne t’arrêtes pas. Est-ce vraiment ce que tu veux ?

Il secoua la tête.

— Dis-moi ce que tu veux, mon chéri.

Les yeux de Greg étaient mi-clos et il y avait une  nette trace d’émotion dans sa voix.

— Je veux que tu me fasses l’amour.

« Merde ! Quand apprendrait-il à réfléchir avant de parler ? ». C’était le meilleur moyen d’effrayer un homme et de le faire fuir. Il pouvait sentir qu’il rougissait.

— Je le veux aussi.

Greg sourit et s’agenouilla.

« Oh, Dieu merci ! ». Il n’était pas le seul à tomber amoureux d’un quasi-inconnu. D’après ce qu’il pouvait dire, c’était de la faute de cette Adara de toute façon, puisqu’elle avait envoyé cette lettre. Il allait devoir trouver un moyen de lui envoyer un mot de remerciement.

Toutes ses pensées s’envolèrent lorsque Greg le prit de nouveau dans ses bras forts. Merde, l’homme savait embrasser. La main chaude de Greg glissa dans son dos, empoignant un globe de son cul et commença à le malaxer. Changeant de fesse, il apporta à l’autre le même niveau de picotement et d’excitation avant de glisser un doigt dans la raie, jusqu’en bas, jusqu’à ce qu’il trouve son ouverture plissée.

— Oui ! s’écria Bobby en se repoussant.

Greg retira son doigt.

— S’il te plaît ?

Seigneur, il n’était pas du genre à supplier, mais il était prêt à faire une exception pour Greg.

— Laisse-moi juste attraper la bouteille de lubrifiant, chéri. Je ne veux pas te faire mal.

Greg l’embrassa de nouveau tandis qu’il cherchait la bouteille dans ce qu’il avait apporté avec lui, d’une seule main.

Bobby porta toute son attention à ce baiser. Greg avait si bon goût. Solide et sûr, il lui inspirait la même saveur que le faisait son odeur et c’était absolument addictif.

— Sur les mains et les genoux, bébé.

Greg recula légèrement.

Ses yeux bruns étaient devenus presque noirs. Ils brillaient de convoitise en regardant Bobby faire exactement ce qu’il lui avait demandé. Le jeune homme écarta les jambes un peu lorsqu’il sentit le premier contact d’un doigt lubrifié sur son ouverture. Il ferma les yeux pour qu’il puisse se concentrer sur les sensations. Le doigt encercla son entrée frémissante, augmentant progressivement la pression jusqu’à ce que finalement, il pénètre à l’intérieur.

— Ahhh !

Bobby remua son derrière.

— Dieu que c’est bon !

Greg se mit à rire et fit glisser son doigt dedans et dehors, ajoutant un deuxième juste avant que Bobby ne soit prêt à la supplier pour plus. Au moment où trois doigts le baisaient dans le plus érotique des rythmes, Bobby était prêt à crier. Il avait besoin de la grosse queue de Greg à l’intérieur de lui ou il allait exploser sur la couverture sans même s’être touché. Lorsque Greg appuya sur sa glande, il fut perdu. Lâchant de grands jets de sperme blanc, il jouit si fort que ses jambes tremblèrent et qu’il s’effondra sur ses bras.

Mais Greg le rattrapa et le retint de son bras libre, caressant toujours sa prostate, lui faisant cracher jusqu’à la dernière goutte avant de retirer ses doigts. Jetant une petite serviette qui venait de Dieu seul savait où sur la zone humide, Greg allongea Bobby sur son dos et s’affaissa sur lui. Le frottement de leurs hanches l'une contre l’autre provoqua de nouvelles répliques à travers le corps de Bobby. Greg soutint son poids sur ses coudes et l’embrassa profondément.

— Waouh.

Ce n’était pas le commentaire le plus intelligent, ça ne l’avait jamais été, mais il était quand même heureux d’avoir pu retrouver sa voix.

— C’était bon ? demanda Greg en souriant.

— Comme si tu ne le savais pas.

Bobby sourit à son tour et écarta les jambes.

— À ton tour maintenant, hein ?

— Tu en es sûr ?

Greg gémit lorsque Bobby entoura ses hanches, ce qui permit à sa queue de récupérer rapidement avec le frottement du sexe encore dur de Greg.

— Comment tu te sens, chéri ?

Bobby gémit alors qu’il se frottait contre le membre rigide. Il durcit plus rapidement qu’il ne l’avait jamais fait.

— J’ai comme l’impression que tu es prêt pour un second tour.

Greg se redressa, se gaina en quelques mouvements rapides et avança ses cuisses contre les fesses de Bobby.

— D’accord ?

— S’il te plaît…

Bobby écarta plus largement les jambes, soulevant son entrée douloureuse au niveau de la  magnifique verge érigée.

— Je la veux.

Greg prit son membre dans sa main, soutenant son poids de l’autre. Il glissa dans Bobby si lentement, qu’il avait envie de crier. La sensation était incroyable et Greg le pénétra centimètre par centimètre. Aussitôt, Bobby grimaça à la légère douleur si agréable. Greg cessa de bouger.

— Non ! s’écria-t-il, agitant son cul, pour plus. Ne t’arrête pas.

Greg avait l’air de douter, mais fit comme il le lui avait demandé. Lorsqu’il parvint finalement au fond, ils étaient tous les deux à bout de souffle. Bobby se détendit et se relâcha autant que possible. Lorsqu’il fut prêt, il glissa ses jambes autour de sa taille et le poussa plus profondément en lui.

— Putain, c’est si bon, dit Greg en reculant avant de s’enfoncer lentement à nouveau.

— Plus fort, haleta Bobby.

Greg commença à pousser et Bobby était certain d’être mort et monté au ciel. Inclinant son bassin et faisant pivoter ses hanches, il provoqua une réaction à l’intérieur de Bobby qui était probablement illégale parce qu’il se sentait trop bien. Bobby n’allait en parler à personne de toute façon, non ?

Greg accéléra ses mouvements jusqu’à ce que Bobby gémisse de plaisir. Il était aussi dur que s’il n’avait pas joui quelques minutes auparavant. Le jeune homme saisit le bras de Greg, pour avoir quelque chose auquel se raccrocher et ils adaptèrent leurs rythmes. Les yeux de Greg brillaient de convoitise alors qu’il lui faisait l’amour plus fort qu’il ne l’aurait cru possible. Soutenant tout son poids sur ses deux coudes, il se pencha pour l’embrasser et il se mit à jouir dans un jaillissement de pure extase.

Regardant Greg le suivre dans la béatitude alors qu’il se raidissait et remplissait le préservatif en poussant de petits cris, prononçant son nom à plusieurs reprises, ce fut suffisant pour que l’orgasme de Bobby se prolonge et semble durer deux fois plus longtemps que la normale.

Greg s’effondra sur lui et il apprécia son poids.

Après quelques instants, Greg sortit de son corps, retira le préservatif et se nettoya avec une autre serviette. Il s’installa derrière lui, dans la position de la cuillère afin qu’ils puissent profiter du feu, enveloppés dans les couvertures et Bobby tourna la tête pour un long baiser passionné.

— J’espère que tu vas rester quelques jours.

Greg recula et le regarda.

— Tant que tu voudras de moi ici, je resterai.

Bobby se mordit la lèvre inférieure, soudain nerveux. C’était ce qu’il voulait plus que tout.

— Tu veux ?

Le visage de Greg s’illumina.

— J’en ai vraiment envie.

— Je pense que tu es le meilleur cadeau de Noël que je n’ai jamais eu.

Le cœur de Bobby battit à tout rompre lorsque la réponse de Greg fut un autre tendre baiser.

« Ouais, le meilleur cadeau de Noël au monde ! ».

 

 

FIN

 

 

 

 

 

À PROPOS DE L’AUTEUR

 

 

 

 

Je suis un oiseau de nuit qui commence à écrire quand tout le monde, dans mon fuseau horaire est endormi. J’ai toujours aimé lire et ai passé la plupart de mon enfance le nez dans un livre. Bien que j’aie toujours voulu être écrivain, l’indépendance financière est passée en premier. Vingt et quelques années plus tard, j’ai pris quelques cours d’écriture en ligne et je n’ai jamais regardé en arrière depuis.

Vivre et travailler dans sept pays différents m’ont appris qu’il y avait plus d’une façon de faire les choses. Cela m’a insufflé beaucoup de respect pour les nombreuses cultures, croyances, attitudes et préférences qui existent sur notre planète.

J’aime explorer les différences dans mes histoires, dont la plupart se trouvent être des romans. Mes personnages ont tendance à vouloir vivre leur propre vie, je dois donc souvent les retenir et les ramener dans le droit chemin. La seule chose sur laquelle nous sommes tous d’accord est sur notre désir de trouver une fin heureuse.

J’habite au Royaume-Uni et partage ma maison avec une vaste collection de livres. J’aime lire, voyager, passer du temps avec mes nièces et écouter de la musique classique. J’ai une passion pour les sciences et cherche à apprendre  de nouvelles langues.

 

 

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