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1 – Quelques mots pour te présenter à tes futurs lecteurs français :


Je suppose que ma vie est assez terne par rapport aux aventures dans lesquelles je précipite mes personnages. J...e suppose que la chose la plus excitante que je puisse dire sur moi-même, c’est que je suis allée un peu partout dans le monde (je vis actuellement à Barcelone) et bien sûr, que j’écris de la romance érotique.

2 – Pourquoi avoir choisi d’écrire des romans MM ?


Le passage de l’écriture de romans MF à MM vient d’une évolution personnelle plutôt que de mon écriture. Même dans mon premier roman « Abduction », il y avait un certain nombre d’éléments homoérotique et cet aspect s’est élargi avec mon roman « After ». Au moment où j’ai écrit « Hurt », je n’ai pu résister à l’envie d’explorer vraiment une relation homosexuelle à travers mes personnages principaux, bien que ce roman soit centré sur un trio MMF, où les deux hommes ont une longue histoire compliquée, mais amoureuse.
De nombreux aspects d’une histoire MM me font réagir. Le premier est que, dans un roman MM, en tant que lecteur comme en tant qu’auteur, je suis immédiatement libérée du poids du fardeau inéluctable lié à la dynamique d’un roman MF. Même si cela peut être amusant de jouer avec et de déformer, voire de pervertir les attentes de la société à propos des relations hétéros, parfois c’est un soulagement incroyable de tout abandonner purement et simplement et d’entrer dans le monde d’un couple de personnes de même sexe.
C’est aussi délicieusement érotique de regarder deux hommes avoir des relations sexuelles ensemble, de lire et d’écrire leurs histoires d’amour et leurs rencontres érotiques.
Un autre aspect séduisant de l’écriture de romans MM est que, en tant qu’écrivain qui aime explorer les tensions, que ce soit lié à l’excitation ou à la peur, le fait est que, pour certaines personnes, c’est encore difficile de faire face à l’homosexualité et ce genre de romans propose un vaste domaine de dangers. Je trouve que c’est beaucoup plus amusant à exploiter que, par exemple, des groupes de jeunes filles pures et innocentes sous l’ère victorienne.

3 – Où trouves-tu ton inspiration ?


L’inspiration vient de plusieurs directions et sous différentes formes. En guise d’aveu un peu embarrassant, « Abduction » a été écrit à partir d’une fusion de deux fantasmes érotiques que j’avais eu envie de développer depuis que j’étais adolescente, pour un divertissement purement… personnel. Après, il a été en partie inspiré par la vision de « 28 Days After » où, le personnage principal est retenu prisonnier sur une base militaire. « Hurt » est né d’une inquiétude perpétuelle qui persiste à l’arrière de mon esprit (probablement comme beaucoup de femmes), qu’un jour on me diagnostique un cancer du sein et que je doive faire face à la réalité de voir soudain mon corps changer radicalement, d’une manière qui serait en grande partie hors de mon contrôle et de ce que cela signifierait pour moi, en tant qu’être sexuel. « Dangereusement Heureux » a commencé comme une sorte d’expérience : un gars hétéro pourrait-il vraiment tomber profondément amoureux d’un autre homme ?

4 – Quel est, pour toi, le héros de livre parfait ?


Si nous parlons de littérature au sens large, je dirais qu’un héros parfait est celui qui est confronté à des dilemmes, des problèmes, que je peux accompagner, suivre, qui me permet de réfléchir à des questions personnelles ou liées à la société ou face à ce personnage, de sorte que j’apprenne quelque chose sur le monde et/ou sur moi à la fin de l’histoire.
Si nous parlons de romans érotiques ou de romans d’amour ou de romances toutes simples, je suppose que j’essaie sans cesse d’écrire sur mon héros parfait, encore et encore. Je suis toujours amoureuse de Vaughn, John, Galen, Khalid et Dario. Ils sont différents à bien des égards, mais ils sont tous un mélange complexe de domination avérée, de fragilité, d’une patience infinie avec une part de ténèbres sous-jacente, d’une fermeté et, bien sûr, d’une grande expérience et de beaucoup de compétences en tant qu’amants.

5 – Lorsque tu démarres un livre, as-tu déjà toute l’histoire dans ta tête ou se construit-elle progressivement ?


Eh bien, quand je suis assez intelligente pour ne pas me torturer horriblement, j’établis les grandes lignes de l’histoire que j’ai à l’esprit dans son ensemble avant de commencer. Mais je ne suis pas quelqu’un de patient et j’ai la fâcheuse habitude de sauter dans mes écrits dès que je sens que j’ai le noyau de mon histoire et quelques personnages dont la dynamique me passionne assez pour vouloir l’explorer sur 300 ou 400 pages. Mais le fait de ne pas avoir de fin réelle à l’esprit dès le départ est la raison pour laquelle j’ai eu trois romans en cours dans un coin de mon ordinateur, se moquant de moi pendant deux ans.

6 – Ils disent que les écrivains se projettent dans la peau et dans la tête de leurs héros. Est-ce le cas pour toi ?


Tout à fait. Quand j’ai écris « Abduction », j’avais du mal à répondre à la question concernant le personnage auquel je m’identifiais le plus, malgré le fait que les trois personnages principaux étaient pratiquement diamétralement opposés dans leurs caractères et leurs objectifs. Tout en écrivant, je peux me sentir complètement possédée par un personnage dominant ou même un homme coercitif, puis par une femme en péril et inexpérimentée ou encore un gars un peu confus, bi, curieux et nerveux.

7 – Fais-tu attention aux critiques de tes romans ?


Bien sûr ! Cela peut être excitant, un affolant tour de montagnes russes à certains moments, alors qu’un lecteur caressa votre ego pendant une seconde, tandis qu’un autre vous trucidera à la seconde suivante. Quand je me sens bien, je prends les louanges et les critiques sur le même pied d’égalité et j’essaie de tirer profit des mes points forts ou des choses que l’on me reproche.

8 – Les journées sont de 25 heures. À quoi utilises-tu cette heure supplémentaire ?


Ooh ! Je mettrais cette heure entre dix et onze heures du matin, quand je suis la plus productive, ce qui me permettrait d’en faire un peu plus – soit en écrivant, soit en lisant un bon livre, ou peut-être en faisant du vélo sur la plage ou en me baignant dans la mer.

9 – Quel est le livre que tu emmènerais avec toi sur une île déserte ?


2666 de Roberto Bolaño.

10 – Quelques mots pour tes lecteurs…


Même si je suis publiée depuis de nombreuses années, j’ai récemment plongé dans les médias sociaux en tant qu’auteur. J’adore la communauté des lecteurs et des auteurs sur Facebook et Twitter et je suis toujours heureuse d’entendre ce que les lecteurs pensent de mes livres. Donc si vous êtes sur Facebook, s’il vous plaît ne soyez pas timides, envoyez-moi un message et dites bonjour !